Le rendez-vous est noté depuis des semaines et, la veille, l’envie d’annuler revient. La peur du dentiste touche des adultes qui affrontent sans broncher bien d’autres situations stressantes. C’est une peur réelle, qui a souvent une histoire. Elle se comprend, et elle se travaille, par petites étapes plutôt qu’en se forçant d’un coup.
D’où vient cette peur
Elle remonte souvent à un souvenir précis, un soin douloureux dans l’enfance, un praticien pressé, une remarque blessante sur l’état des dents. La mémoire associe ensuite ce moment à l’odeur du cabinet, au bruit de la fraise, à la position allongée. Pour d’autres, c’est la perte de contrôle qui pèse le plus. On ne voit rien, on ne peut pas parler, on dépend de quelqu’un.
Pourquoi on repousse
Annuler soulage sur le moment, et ce soulagement renforce l’envie d’éviter la fois suivante. Pour sortir de ce cercle, le lieu compte autant que la volonté. À Genève, Adent dispose par exemple d’une clinique dentaire aux Charmilles, à côté du centre commercial Planète-Charmilles, dont l’équipe porte une attention particulière aux personnes anxieuses et à celles qui ont développé une peur du dentiste.
Attendre a un coût, car les dents, elles, n’attendent pas. Un petit soin repoussé pendant des années devient parfois un traitement plus long, et la peur grandit avec l’enjeu.
Reprendre confiance, une étape après l’autre
Personne ne vous demande de tout régler en une séance. Voici une progression qui laisse le temps de s’habituer :
- signaler votre peur dès la prise de rendez-vous, pour que l’équipe prévoie plus de temps ;
- demander un premier rendez-vous sans soin, pour faire connaissance, voir la salle et poser vos questions ;
- convenir d’un signal de pause avant de commencer, une main levée par exemple, pour interrompre le soin quand vous en avez besoin ;
- vous faire expliquer chaque geste avant qu’il ait lieu, ce qui rend une part de contrôle ;
- commencer par le soin le plus simple, un contrôle ou un détartrage, avant les traitements plus longs.
Venir accompagné aide aussi, tout comme choisir un horaire où vous n’êtes pas pressé. La clinique Adent des Charmilles est ouverte du lundi au samedi, ce qui évite de caser le rendez-vous entre deux obligations. Son équipe échange en plusieurs langues, un détail qui compte quand on a besoin de dire précisément ce qu’on ressent.
Le jour même, quelques minutes de respiration lente avant d’entrer aident à faire redescendre la tension. Après chaque étape, notez ce qui s’est bien passé. Ce petit bilan montre le chemin parcouru.
Quand la peur reste trop forte
Pour certaines personnes, ces étapes ne suffisent pas. Il existe alors des solutions médicales, comme la sédation ou, dans certains cas, l’anesthésie générale. Aux Charmilles, les traitements sous anesthésie générale font partie des méthodes adaptées proposées aux patients anxieux. Leur indication se décide avec le praticien, au cas par cas.
Quand la peur déborde sur le quotidien ou s’accompagne de crises d’angoisse, un accompagnement psychologique peut aussi aider. Les thérapies cognitivo-comportementales travaillent ce type de peur par une exposition progressive, à un rythme choisi avec le thérapeute.
Le premier rendez-vous reste souvent le plus difficile. Une fois ce cap franchi, la suite se prépare avec l’équipe soignante, à votre rythme.